VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lancer...

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Denis (4448) ()
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VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lancer...

Voici l'histoire :

Habitant Rennes et donc à égale distance de l'atlantique et de la Manche je m'étais vaguement renseigné pour l'achat éventuel d'un bateau maritime.
Le vague dans lequel vous laissaient les vendeurs dès que l'on parlait de mises à l'eau, de places de port ou d'hivernage m'avait incité à agir prudemment et donc ne rien acheter pour naviguer sur l'eau salée.
Quelques récits d'expériences vécues m'ont depuis confirmé la sagesse de cette décision.

En attendant, pour profiter de la proximité de l'eau, je me suis remis à la pêche que je n'avais plus pratiquée depuis mes jeunes années.
J'ai vécu dans la ferme de mes parents jusqu'à mes vingt ans et je passais la plupart de mes loisirs au bord de la rivière voisine (3 m de large max.) à pêcher et chasser et j'ai toujours été passionné par la nature. Je commençais par aller tremper ma ligne au bord de la Rance maritime et des côtes de la Manche. Les résultats très moyens pour des déplacements importants m'incitèrent à revenir au bord des étangs, canaux et rivières de la région Rennaise avec un peu plus de succès.
Lors de mes pérégrinations diverses au bord de l'eau, je remarquais ce bateau d'allure sympathique mais dans un bien triste état. Quelque temps plus tard apparut sur ce bateau un panneau à vendre avec un numéro de téléphone. Vu du bord, ce bateau amarré au ponton de la cale de Pont-Réan paraissait être de construction bois et de ce fait vu son état la chose ne m'intéressait que de très loin. Malgré tout je me disais à force de passer devant que je devrais appeler ne serait-ce que par curiosité. Vu sa taille, je pensais qu'il serait largement au-dessus de mes moyens. Puis, un jour je me décidais, arrivais devant le bateau bien décidé à appeler, mais hélas la pancarte avait été enlevée depuis peu.
Il se passa quelques mois durant lesquels je ne vis pas âme qui vive à bord ni aucun mouvement du bateau en question qui continuait à se charger de vert, de mousses et d'herbes qui poussaient le long des plats bords. Puis un jour venant voir un bateau s'amarrer au ponton, je remarquais le panneau à vendre qui était revenu.
Nous étions donc en octobre 2000. Je m'approchais sur le ponton et après observation de plus près m'apercevais que le bateau n'était finalement pas en bois mais en polyester.

Je téléphonais le soir à son propriétaire qui me donna un bref historique du bateau, le prix demandé (60000 fr.) et rendez-vous le lendemain pour visiter.

Le lendemain la visite me confirmait l'état très moyen du Nolwenn puisque telle était sa devise. A l'extérieur, la peinture toute vieillie, craquelée et ternie laissait apparaître les nombreuses couleurs dont avait été successivement recouvert le bateau. Quelques fissures dans le polyester bouchées à la va vite au mastic silicone déjà pourrissant laissait augurer des écoulements vers l'intérieur, et un "mou glougloutant" sur le pont laissait prévoir des travaux de structures. L'encadrement de la porte n'existait plus que par endroit et la porte se fermait à l'aide d'une vis piquant dans un morceau d'encadrement restant. Tous les boulons et ferrures paraissaient bien oxydés, plusieurs charnières de coffre étaient cassées et par endroit la rouille avait fait éclater la fibre a l'intérieur de laquelle pénétraient les vis. Le moteur (HB Suzuki 8 CV ) à démarreur électrique démarrait sans trop de mal, mais son état extérieur et l'état du support annonçaient encore du travail. les sept ou huit pare-battages étaient pour la plupart crevés et seuls deux en fort mauvais état seront réutilisables.

A l'intérieur, la même chose en pire. L'odeur de moisi et d'humidité vous prenait de suite à la gorge. Les divers propriétaires précédents avaient rivalisé de prouesses dans le collage de nombreuses couches de moquettes, linos, revêtements plastiques, panneaux de fibres décor et peintures en tout genre sur les parois. Le tout se superposant, les rares fois où ils avaient enlevé une couche ils n'avaient surtout pas enlevé la colle avant de remettre la couche suivante. Le plancher était aussi recouvert d'un lino qui laissait voir l'emplacement de trappes de visite qui n'avaient jamais été ouvertes, car ledit lino n'avait jamais été découpé. A quelques endroits, marcher provoquait un enfoncement du plancher. Sinon frigo, plaque de cuisson, évier, lavabo, pompe à eau électrique et WC marins constituaient l'équipement du navire avec une gaffe, quelques bouts raidis et une dizaine de gilets de sauvetage moisissants, le tout ancien en mauvais état et d'une propreté douteuse.

Par contre, en circulant un peu à l'extérieur et à l'intérieur on voit tout de suite les agréments du bateau : beaucoup de place à l'extérieur dans le cockpit, à l'avant, sur le toit, et facilité de déplacement autour, ce qui se vérifiera plus tard avec les enfants et lors des parties de pêche. A l'intérieur on tient debout avec de la marge dans toute la partie centrale, mais on voit que les solutions d'habitabilité sont, disons "rustiques". Le séjour servira de chambre principale, La pointe avant pourra héberger deux enfants et une personne peut dormir dans le secteur salle de bains qui se résumera quant à elle a un lavabo. Sous le cocpit arrière possibilité de rangement divers ainsi que sous toutes les banquettes.

Le bilan est difficile à tirer ce soir-là. Je n'ai aucune expérience en navigation fluviale et je suis à la merci des dires du vendeur. Lui a acheté le bateau un an auparavant à un particulier, l'a remonté à Pont-Réan, et a mis presque aussitôt le panneau à vendre, car de nouvelles occupations ne lui permettaient plus de le garder et de s'en occuper. Il partait d'ailleurs travailler en Afrique dès la semaine suivante d'où le tarif promotion de 55000 fr. Je me doutais que le moteur ne valait rien par rapport à la coque, vu son âge. Je trouvais au point presse du coin une revue "bateau à vendre" spécial fluvial sur laquelle je ne trouvais pas grand-chose de comparable à ce bateau. Donc difficile de se faire une opinion. Finalement après de multiples tergiversations et négociations, l'affaire s'est faite à 40000 fr.

Cher ou pas cher : difficile à dire sur le moment. Le bateau est atypique et accroche de suite l’œil. J'ai un atelier bien garni et sais tout faire de la plomberie à l'électricité en passant par le modélisme qui m'a appris à manipuler fibre de verre et résine et je connais assez bien la peinture. J'ai un emploi qui me demande beaucoup de disponibilité mais me laisse énormément de temps libre et ces deux dernières années j'ai du passer 1 000 ou 15 00 heures à remettre en état Nolwenn sans compter le temps passé dessus à la pêche ou en promenade et maintenant je ne peux que me féliciter de ma décision d'achat. J'ai du investir environ 50 000 fr. de plus en outillage, fournitures diverses, fibre de verre, résines, peinture et une réparation du bas moteur à 4000 fr.
J'ai en projet d'achat, à + ou - long terme, un chargeur de batterie automatique et surtout un moteur HB quatre temps de 10 ou 15 CV qui procurera un plus grand confort de navigation (bruit et consommation réduits). Je viens d'installer récemment une plaque de cuisson inox avec grill et un petit chauffage gaz Truma de camping car pour environ 7000 Fr.

Les travaux de remise en état du Nolween

Nolwenn a commencé par l'arrachage et le décollage de tout ce qui avait été posé sur les parois. Ensuite le grattage de la colle qui restait sur les parois prit environ deux mois car aucun diluant n’arrivait à enlever la colle sans abîmer le gel-coat. Ce fut donc un grattage à la brosse métallique cm² par cm².

Ensuite j'enlevais le lino du plancher puis le plancher lui-même qui était totalement pourri. On pouvait en faire des boulettes et en dessous se trouvait un bon assortiment de la faune et de la flore aquatique du coin. Merci encore à Gilles qui était venu passer le week-end pour voir la merveille. Il n’a pas été déçu...

Le fond du bateau nous laissait maintenant entrevoir les premières mauvaises surprises. Le sandwich balsa était détrempé et décollé à de nombreux endroits à force d'avoir trempé dans l'eau. La solution consistera à enlever les parties abîmées puis à refaire un sandwich bois et fibre de verre. La même chose sera faite pour la partie abîmée du pont à l'intérieur de laquelle stagnaient quelques litres d'eau qui ressortaient à 1’intérieur quand on marchait dessus.

Parallèlement, je travaillais sur toutes les ouvertures. La porte est refaite entièrement neuve, les fenêtres coulissantes démontées et nettoyées, les cadres de fixation en bois décapés et repeints à neuf. Même chose avec les parties métalliques et main courantes. Les hublots plastiques Vetus d'origine n'existent plus et tout ce que l'on trouve en dimensions égales coûte 100 à 150 Euros la pièce. C'est le prix que me coûteront les SEPT hublots en bois et Altuglas de conception personnelle. Tout sera remonté avec visserie inox et mastic polyuréthane.

Les plats bords d'origine moulés en polyester et remplis de contre-plaqué étaient fracturés à de nombreux endroits et ont par la suite été recouverts de planches boulonnées pour protéger la coque. Le contre-plaqué des plats bords était totalement pourri et de l'eau s'infiltrait par tous les trous de boulons des planches à l'intérieur du bateau. Il a donc fallu découper les plats bords et en refaire de nouveaux en recollant des planches de contre-plaqué marine et en le recouvrant de fibre de verre et polyester.

Pendant ce temps le ponçage des nombreuses couches de peinture avance doucement. Que mettre ensuite comme peinture ? J'abandonnerai devant les tarifs des peintures nautiques pour finir par appliquer une peinture métal sur un apprêt d'accrochage polyuréthane.

Mon bateau est certainement un des plus légers existant dans la catégorie dix mètres avec sa tonne et demi et cela me permet de l'utiliser à l'aviron. Cela en étonne plus d'un sur notre petite Vilaine bretonne. La coque est très fine et se déplace donc sans problème.
J'utilise des avirons de 3.40 m type vieux gréements rachetés à un ami qui les avait dans son grenier. Cela me permet d'aller à peu près à la vitesse du promeneur à pied. Suivant le courant. Ils me servent aussi pour la pêche. Je laisse le bateau descendre dans le courant et contrôle la position par quelques coups d'avirons de temps en temps. J'ai même monté une daine de nage à l'arrière pour pouvoir godiller ou aider le bateau à manœuvrer car au moteur il tourne très mal à droite (moteur en puits décalé). Je crois pouvoir dire que j'ai plus navigué cet année à l'aviron qu'au moteur.

Le kayak est aussi un complément extraordinaire au bateau fluvial et je ne me prive pas de l'utiliser pour pêcher, explorer ou juste pour la promenade ou le sport. J'ai fabriqué une petite plate forme pour pouvoir embarquer facilement depuis le bateau. Le tout se range sur le toit sous une bâche de protection.

Du nom des bateaux

Nolwenn c'est le nom de mon bateau : la devise est le terme exact. J'ai gardé le nom qu'il avait, car il le portait très bien et je n'en ai pas trouvé d'autre qui pourrait lui aller mieux. De plus, il a toujours été connu sous ce nom sur la rivière : Les gens m'en parlent comme de "LA NOLWENN". On ne peut pas dire que ce soit pour autant une péniche, mais J'aime bien cette façon de parler d'un bateau au féminin à la manière anglaise ou américaine.

On retrouve les origines de Nolwenn en Bretagne. Sainte Nolwenn (la blanche agnelle) aurait pris sa tête sous son bras après se l'être fait tranchée puis serait allée à Noyal (pour Nolwenn) sous pontivy pour s'y enterrer. Une chapelle existe non loin du canal vers Pontivy. Quelle meilleure devise pour un bateau fluvial construit en Bretagne ? N'hésitez pas à me rectifier ou à compléter le sujet, mes connaissances étant assez fragmentaires.

Ce bateau est un Melenbag construit en 1983 par PLASMOR à quelques exemplaires (5 à 8). Même le constructeur ne s'en souvient pas exactement. La coque a été moulée sur une chaloupe de la marine nationale, ce qui donne au bateau ces formes arrondies et effilées et permet de naviguer à 12 km/h avec son modeste moteur HB 8 CV.

Appel aux Bretons : Je n'ai pas totalement éclairci le nom Melenbag. Dominique Bourçois, directeur de Plasmor, m'a dit qu'il pensait que cela voulait dire bateau habitable en Breton. Bag veut bien dire bateau ou batellée mais pour « melen » je n'ai trouvé en traduction que jaune ou beige, ce qui pourrait être la traduction car le premier bateau était effectivement peint en marron et beige (fluvial n° 3).

Je connais deux autres Melenbag : le premier était amarré sur corps mort près du port de Beslé sur la Vilaine en fort mauvais état. Il a apparemment changé de propriétaire et est remonté au port de Messac cet hiver 2002-03 où il est en cours de restauration.
Le deuxième navigue vers Muret où mon beau frère a rencontré le propriétaire qui l'avait acheté en Bretagne.
On m'a parlé d'un autre qui navigue sur la Seine. N'hésitez pas à me parler de ceux que vous connaissez ou de celui que vous possédez.
Dominique Bourçois m'a aussi signalé avoir vendu les moules à une association s'occupant de formation professionnelle au bord du Rhône sans en savoir plus. Peut être avez vous aussi des informations à ce sujet.

Voici donc pour l'historique du Melenbag Nolwenn. Et je m'étonne du travail que j'ai eu à fournir pour refaire ce bateau, malgré tout simple de conception. Et je ne me vois vraiment pas essayer d'avoir un bateau plus grand. Mais nous parlions d'habiter sur un bateau. Autour de Nolwenn justement, il y a trois bateaux d'habitation.

HABITER SUR UN BATEAU

Vous habitez sur votre bateau : félicitations ! Car c'est très difficile d'habiter sur son bateau. En ce qui me concerne, je n'y habite pas : il est trop petit. Mais j'y passe énormément de temps pour la pêche et la nature en plus des nombreuses heures de bricolage et d'entretien que nécessite Nolwenn. Ce que j'ai observé durant ces deux ans des bateaux et de la vie sur les bateaux m'a permis de tirer quelques enseignements qui pourront peut être profiter à quelques uns d'entre vous :

1° : Il faut être riche et même ainsi on s'aperçoit toujours après l'avoir acheté qu'il est au-dessus de nos moyens, mais on le garde quand même et on s'entête. Un vieux propriétaire hollandais d'un magnifique bateau Anglais de Tamise me disait un jour : "Un bateau c'est un trou dans l'eau qui ne se bouche qu'avec de l'argent et de l'huile de coude, et si l'on arrête de lui fournir l'un ou l'autre: IL COULE !

Conseil : prévoyez un petit budget de départ, cela en fera déjà un gros à l'arrivée.

2° : Il faut ensuite être le meilleur ouvrier de France dans toutes sortes de disciplines allant de la menuiserie à la chaudronnerie, en passant par la plomberie, l'électricité, la peinture, la mécanique moteur et avoir de sérieuses connaissances en résines polyester, soudures diverses, entretien de batteries, filtrage et épuration d'eau et j'en oublie au moins autant. Dans le cas contraire remontez au § 1 et multipliez par 10.

3° Il faudra, pour mettre en pratique tous les talents du § 2, beaucoup, je répète beaucoup de temps sinon remontez encore au § 1 pour multiplication.
Si vous vous attaquez à la rénovation ou transformation d’un bateau attendez vous a conjuguer bien souvent la loi de Murphy à tous les temps. Vous pouvez aussi y rajouter la citation :

QUAND ON S'ATTEND AU PIRE ON N’EST JAMAIS DECU.

4° : Tenez, vous êtes encore là, eh bien vous en avez du moral et il vous en faudra encore bien plus pour parvenir au bout de vos peines et pour recommencer, car une fois arrivé au bout il faut reprendre à l'autre qui commence déjà à s'effriter.
Tout s'effrite très vite sur l'eau et c'est pourquoi l'on voit de nombreux et magnifiques bateaux se faner rapidement ou végéter dans des états moyens et bien plus souvent tourner à la désolation. Et combien ont arrêté leurs travaux en cours de chemin faute de temps, talents, argent ou motivation. Et combien d'autres pensent avoir fini alors que tout reste à finir justement et qui vivotent sur des bateaux qui ne décorent certainement pas la rivière.
Alors, avant de vous lancer dans une construction, transformation, ou restauration en vue d'habiter sur l'eau, examinez bien vos motivations, car tout sur l'eau est plus compliqué que sur terre.
Pratiquement et administrativement.
Pensez aussi aux stationnement, taxes de stationnement et de navigation, aux crues et à tous les problèmes associés, à la navigation ou vous ne serez jamais à l'aise car ne la pratiquant pas assez.
Un autre problème à prendre en compte si vous êtes jeune : vous aurez un jour des enfants et la piscine qui tue tant d'enfants chaque année est tout autour de vous 24 h sur 24.

Vous vous retrouverez peut être aussi à salir cette rivière qui vous attire tant. Cette année deux bateaux ont pollué la Vilaine pour avoir mis leur pompe de cale en route sans s'en apercevoir.
Marinier est un métier. Ils naviguent tous les jours, entretiennent constamment leur bateau, connaissent parfaitement son fonctionnement. Ces bateaux sont faits pour naviguer régulièrement. Si on les attache à la berge par un tuyau à eau et un fil ou circule le 220 V, d'autres problèmes vont se poser.
Quand je vois une annonce : cherche péniche 38 m pour habitation. Petit budget. J'en frémis d'avance.
Dites-vous bien que les BEAUX bateaux habitables que vous voyez parfois valent des sommes faramineuses. Qu'en hiver au bord de l'eau dans la campagne si vous n'êtes pas passionné de pêche ou naturaliste averti, vous vous ennuierez comme il n'est pas possible de s'ennuyer ailleurs. Et que dans la ville avec le bruit et les senteurs des gaz d'échappement l'intérêt d'habiter sur un bateau m'échappe. Et que peut être vaut-il mieux habiter à terre et avoir un plus petit bateau pour les loisirs qui seront alors effectivement des loisirs.

Si vous avez un doute, restaurez un beau bateau de plaisance plutôt que de vous lancer dans la transformation d'une grande péniche pour l'habiter. L'avantage du petit bateau est que vous pouvez rester à une échelle de manuel et de bricoleur. Et si plus tard, fort de cette expérience, vous voulez passer à plus gros, vous le ferez en connaissance de cause et sans avoir investi dans un projet cher et hasardeux. La transformation d'une péniche Freycinet implique obligatoirement à un moment ou à un autre de dépendre d'un chantier avec tous les aléas et inconnus que cela comporte : devis et facture géantes, imprévu dans les travaux, délais non tenus, etc...
Promenez vous au bord de l'eau, observez la nature, les bateaux, l'eau, les pécheurs. N'hésitez pas à engager la conversation avec tous les gens que vous rencontrerez. Vous apprendrez énormément de choses et peut être trouverez vous au passage le bateau de vos rêves.

Les avantages de la vie sur l'eau :

On va se répéter : si vous aimez la pêche, la nature, Les oiseaux et quelques mammifères qui vivent au bord de l'eau (principalement des rats, des petits et des très gros), vous allez adorer. Il vous faudra aussi apprendre à aimer les insectes et notamment les araignées qui adorent tendre leur toiles tout autour des bateaux. Splendide spectacle le matin avec un peu de rosée. En général ce sont des épeires diadèmes, sympathiques comme tout. Regardez les vivre, vous pouvez même les nourrir mais vous ne pourrez jamais tisser leur toile. Quelle dextérité ! Dans certaines régions, il vous faudra aussi compter avec les moustiques. Les araignées vous aident à vous en débarrasser.
Ensuite eh bien cela dépend essentiellement de votre emplacement de stationnement : en pleine ville au bord d'un quai bruyant et squatté régulièrement par une faune urbaine aussi hétéroclite qu'inquiétante, très peu pour moi, merci. De même la proche banlieue avec zone industrielle ou d'activité.
Le super emplacement de rêve dans la nature à un endroit pas trop bruyant, pas trop loin de vos activités, cela fait longtemps qu'il est pris ou alors on n'a pas le droit d'y stationner. Pensez aussi qu'il faudra acheminer l'eau et l’électricité vers cet emplacement.

Les problèmes de stationnement des bateaux habitation et bateaux de plaisance à un moindre niveau sont un autre des grands sujets de discussion.

On achète un bateau habitable pour avoir la liberté de déplacer son habitat mais lorsque l'on réussit enfin à habiter dessus on prie pour ne pas avoir justement à le déplacer tellement l'emplacement a été difficile à trouver.

Il y a ici tellement à dire que je développerai une autre fois. Je dirai juste qu'il vaut mieux trouver l'emplacement avant de trouver le bateau, surtout pour un bateau habitation et surtout pour les grands bateaux (freycinet de 38 m tant recherchés).

La promenade en bateau :

Avec un petit bateau (10 à 15 m) pas de problème ce sera de l'agrément. Plus grand, les problèmes commencent à se poser. Le stationnement en voyage n'est pas plus simple qu'en permanent. Le stationnement sauvage des gros bateaux est peut être possible au bord d'un canal mais certainement beaucoup moins au bord d'une rivière.
Pensez aussi au coût de la promenade. Si on parle de litres aux 100 km pour une voiture, ce seront des litres au kilomètre pour votre navire.

Au royaume des occasions....

Le nautisme en général et le nautisme fluvial en particulier regorge d'occasions. Comment s'y retrouver quand on n'y connaît rien ? Eh bien non : je n'ai pas la recette miracle.
La première chose à définir, je pense, sera ses besoins et vu la variété des activités et usages nautiques nous voilà déjà attelés à une tache très difficile.

On continuera par le budget. Comme dit précédemment, prévoir petit, car petit poisson deviendra grand ... Lorsque vous trouvez l'occasion qui vous plaît vous aurez toujours envie d'y apporter des modifications, mineures ou importantes.

Un des pièges ou ne pas tomber en fluvial est d'acheter un bateau "où il n’y aura rien à faire" et donc investir un budget plus important que l'on prévoyait au départ. Il y a toujours quelque chose à faire ou à refaire sur un bateau.

Tout travail sur un bateau habitable demande une bonne et/ou longue réflexion de manière à n'avoir pas à reprendre ou défaire bientôt ce que l'on a l'intention de faire. Le problème est que tous les systèmes s'imbriquent au delà du pensable.

Dans une maison vous tournez le robinet: L'eau coule... Facile.
Dans un bateau vous tournez le robinet : l'eau coule ... parce que votre pompe fonctionne correctement, que les batteries qui alimentent la pompe sont en bon état, que le chargeur de ces batteries fonctionne comme il faut, qu'il est branché au réseau EDF par une installation agréée, que la cuve d'eau a été remplie par la jonction au réseau public. Je pense que j'oublie bien deux ou trois items.

Maintenant qu'on a l'eau, il n'y a plus qu'à la chauffer grâce au chauffe eau à gaz (installation normalisée et certifiée, penser aux aérations et au rejet des gaz de combustion) puis après l’avoir utilisée la retraiter ??? Avant de la rejeter à la rivière : re pompe , etc , on utilisera les mêmes batteries pour simplifier (savez vous ce qu'est un pèse acide).

Prenons par exemple la salle de bains : vous vous retrouvez à devoir penser à l'arrivée d'eau, le chauffage de l'eau, l'évacuation de l'eau, le rejet à la rivière ou le stockage des eaux usées. Eaux grises et eaux noires. On peut aussi parler du traitement avant rejet. Ce qui nous fera intervenir sur les tuyauteries d'eau, la pompe à eau, le raccordement éventuel au réseau public, le mode de chauffage, la pompe d'évacuation, etc...

12, 24 ou 220 volts, butane ou propane ?

Si l'on est plus souvent à quai que navigant, ne vaut il pas mieux privilégier le 220 V ?
Mais si l'on part naviguer, que faudra t-il alors comme convertisseur pour faire marcher tout ce qui est en 220 V ? Que d'options !!! Et nous ne prenons qu'un petit aspect du bateau. Rajoutons y l'isolation, le choix des matériaux et à chaque pensée devra s'associer l'idée de bateau et chaque bateau aura sa spécificité. Et tout système installé devra être certifié et homologué de manière à pouvoir présenter un dossier correct aux autorités compétentes pour pouvoir avoir l'autorisation de naviguer et celle de stationner. Voir sur le site tous les textes réglementaires. Je renonce à même en donner la liste.

On pourrait dire qu'un bateau reviendra au même prix qu’un appartement ou une maison de surface équivalente tout en demandant de biens meilleurs talents de bricoleur et beaucoup, beaucoup plus de temps ne serait-ce que pour le nettoyage et petit entretien.

La péniche freycinet en fer ou acier demande de bons talents de soudeur. Mais attention à ce que ces talents ne vous amènent pas à allumer un incendie à bord.. On a rarement vu des bateaux finir leur vie en coulant au fond de la rivière et ceux qui y arrivent finissent toujours par remonter au bout d'une grue, mais on en a vu beaucoup finir par le feu.

Vous pourrez trouver des bateaux magnifiques mais qui ne seront certainement pas les plus habitables. Vous aurez toujours du mal à vous tenir debout d'un bout à l'autre d'un superbe tjalk hollandais et sa coque tout en courbe ne facilitera pas l'installation de meubles et divers alors que la Freycinet standard taillée à la hache offrira un espace de vie bien plus facile à aménager.

TRUCS ASTUCES PRODUITS ET TOURS DE MAIN

Les accessoires non obligatoires mais totalement indispensables

l'échelle de bordé, surtout si vous naviguez seul de temps en temps. On finit toujours, à force de bricoler, nettoyer, frotter dans des positions bizarres, par se retrouver à l'eau. Et ensuite comment remonter? Même au bord d'un ponton ce n'est pas gagné. Surtout avec un blouson plein d'eau etc...
Ayez une échelle qui se déplie et qui descende d'un échelon au moins ou deux sous l'eau. Sur mon petit bateau une échelle de corde de 5 échelons m'a déjà bien aidé à remonter au moins une fois à bord.

La griffe de jardinier à manche télescopique pour attraper la berge, s'y maintenir lors des attentes à l'écluses par grand vent. Avec un morceau de bout au bout du manche vous avez une mini écoire pour les amarrages sauvages.

La pince à portable à coller au dos du portable avec du double face ce qui permet de l'accrocher à la poche et d'éviter le plouf fatal. Par contre, vous êtes sûr de l'emmener si vous tombez à l'eau. Dans ce cas démontage rapide, épongeage avec du sopalin en tapant pour faire partir l'eau puis compresseur si vous en avez un et aspirateur. Mon Nokia a survécu à deux baignades vieilles de dix huit mois.

12 ou 220 v,
Trouver le juste équilibre

Que faire pour la rivière.

Site WEB présentant son petit morceau de rivière avec ses qualités, ses défauts et les coups de cœur et coups de gueule.

Devises, citation, maximes, pensées et proverbes

Il y en a des éculées mais vous pouvez certainement en rajouter. N’hésitez pas. Elles naissent toutes de l'expérience.

Dans la Marine Nationale:

Peinture sur merde égale propreté.
Mouillé c'est lavé, sec c'est propre.
On salue tout ce qui bouge et on repeint le reste.
Après avoir passé deux ans à refaire une santé à mon bateau, quand on s'attend au pire on n'est jamais déçu.
Achetez votre bateau en prêt à couler, c'est moins cher.
Un bateau c'est un trou dans l'eau qu'on doit constamment remplir avec du fric et de l'huile de coude sinon il coule.
L'huile de coude c'est tellement cher que personne n’en vend.
Quand on regarde un bateau à vendre, ce que l'on voit c'est ce qui fait sa valeur et ce que l'on ne voit pas avant de l'avoir acheté c'est ce qui la diminue.
Un bateau qui coule ce n'est pas grave, un bateau qui flambe c'est foutu. Gare en soudant.
On achète un bateau habitable pour avoir la liberté de l'habitat mobile, mais lorsque l'on réussit enfin à habiter dessus on prie pour ne pas avoir à le déplacer tellement l'emplacement a été difficile à trouver.
On peut vivre sur son bateau sans y habiter, on peut y habiter sans y vivre et on peut y vivre en y habitant.
Autrefois on s'attelait à la "bricole" pour tracter sa péniche le long des halages. C'est donc pour cela qu'il faut être bricoleur pour vivre sur l'eau.
Un bateau vous rend heureux deux jours : le jour où on l'achète et le jour où on le vend.

Rubrique Trucs, astuces et bons produits

Pour éviter d'user des litres de white ou autre diluant, après avoir fini de peindre, envelopper les rouleaux et pinceaux dans du scellofrais en chassant bien l'air ce qui permet de les réutiliser le lendemain ou même dans plusieurs jours (jusque 15 jours suivant les peintures).

Quelques exemples :

XXXX et le bateau YYYY ( petite péniche d'habitation hollandaise de 18 m en acier).

XXXX est arrivé plein d'enthousiasme avec un magnifique bateau datant de 1930 et qui offre d'inestimables possibilités. Le seul problème est qu'elles sont effectivement inestimables et que XXXX n'est malheureusement pas très argenté en ce moment. Le résultat est un bateau qui végète pour ne pas dire se dégrade lentement en attendant des jours meilleurs. Et comme XXXX ne connaît rien à tout le "bricolage" et qu'en plus il n'a pas de temps à consacrer à ce bateau, on se demande où cela le mènera. Les super balades prévues dès le départ n'ont jamais eu lieu. Le bateau n'a pas bougé de son amarrage depuis deux ans.

ZZZZ et le bateau RRRR (Bateau bois polyester de 18 m)

Un bateau construit par son propriétaire actuel en trois ans et demi au début de sa retraite : autonome, équipé d'une station de filtrage, groupe électrogène, etc. Mais maintenant que le bateau est fini, ZZZZ s'ennuie. Il n'a aucun intérêt à la rivière, la pèche ou la nature. Voyager comme prévu au fil de l'eau n'est pas facile avec un bateau de 18 m. cela coûte cher (carburant et ports ) quand on trouve encore de la place pour stationner. Même en Bretagne, les places de stationnement sont chères dans le sens rare. RRRR est à vendre.

WWW et le bateau SSSS (Coque polyester de 15 m, superstructure CP, ancien bateau passager 15 m.)

Un très vilain bateau à première vue. Au bout de deux ans et avec les nombreuses couches de peinture dont il a bénéficié, je finis par m’habituer à sa vue. Le jour où son propriétaire m'a annoncé qu'il était artiste peintre, j'ai eu terriblement de mal à garder mon sérieux. Tout est en panne dessus régulièrement mais son propriétaire garde un moral d'acier, bricole dessus du mieux qu'il peut et il finit par vivre sur l'eau. C'était son but premier .

Bonne continuation.

Et bon courage à vous !

Denis

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Anonyme (non vérifié)
Portrait de Anonyme
Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

Ce témoignage fait l'objet d'un nouveau "Story Boat" du menu de gauche !

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rataka (3867) ()
Portrait de rataka (3867) ()
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Dernière visite : Il y a 12 années 2 mois
Membre depuis le : 14/08/2003 - 15:01
VIVRE SUR L'EAU

Salut,

moi aussi je transforme depuis 3 ans
http://rataka.fr.fm

rataka

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Anonyme (non vérifié)
Portrait de Anonyme
Re: VIVRE SUR L'EAU

Salut Remy,

Intéressant l'historique du RATAKA !

M'autorises-tu à le mettre en ligne dans la rubrique Story Boat ?

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Anonyme (non vérifié)
Portrait de Anonyme
Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

c'est quoi Denis le syndrome de Murfy ?

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Denis (4448) ()
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Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

La loi de Murphy (loi de l'emm... maximum ou de la tartine beurée) s'énonce ainsi : S'il y a plusieurs façons de faire quelque chose, et que l'une d'elles peut aboutir à une catastrophe, alors quelqu'un la choisira.

Denis

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GD - Georges ()
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Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

Denis est un sage... Et ses conseils sont judicieux.

Et le Nolwenn a un charme fou.

Un très bon syory boat !

User hat sich aus dem Forum verabschiedet!

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Anonyme (non vérifié)
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Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

à d'accord c'est donc ça la loi de Murphy !
je suis super balaise je l'applique depuis des années sans l'avoir jamais étudiée ;-))

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Denis (4448) ()
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Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

Moi aussi je me débrouille pas mal.
Ayant accroché ma ligne en pêchant, je tire pour décrocher, le fil casse et la canne se séparant en deux une partie tombe à l'eau et part en flottant. J'enfile mon gilet (heureusement) et saute sur mon kayak qui était au bord du bateau, comme je regardais en même temps le morceaux de canne qui partait je pose mal le pied et me retrouve à l'eau. C'était en hiver, j'avais gardé mon blouson avec mon portefeuille dans une poche, le portable dans une autre et un compact numérique dans la troisième.
J'ai pu inaugurer mon échelle de bordée instalée peu de temps avant et au point ou j'en étais je suis aller récupérer mon scion. La canne me sert toujours... le reste pas trop.
comme quoi : quand on s'attend au pire, on est jamais déçu.
A bientot.
Denis

Denis

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rataka (3867) ()
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Vivre sur l'eau

Salut à tous,

Hier, j'étais sur ma péniche avec mon chien de 10 semaines, chez nous depuis dimanche (donc 2 jours) et ne voilà t-il pas qu'il tombe à l'eau. Heureusement qu'il savait déjà nager et que le bachot était à l'eau, car avec la gaffe, c'est plus la chasse au harpon. Si c'est pas la loi de l'emmmmm maxi.

A++++ Rémy

rataka

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Denis (4448) ()
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Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

Maintenant je me suis fait un petit embarcadère pour monter sur mon kayak plus facilement.Depuis la photo j'y ait rajouté des crochets acier ce qui me permet de le déplacer facilement et de l'accrocher verticalement le long de la coque lorsque je navigue. cela me permet aussi de nettoyer la coque(Plus facile que d'en haut) et de pouvoir prendre des passagers quand les cailloux du bord ne me permettent pas de trop approcher. Cela pourrait être utile aussi sur vos gros bateaux à condition de l'associer à une échelle ou d'en avoir plusieurs à différentes hauteurs.

Pièces jointes: 

Denis

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JACKY (4772) ()
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Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

concernant la loi de murphy, j'ai un ami que j'emmène avec moi sur des chantier et comme je stress facilement , il a la réplique suivante :

- il n'y a pas de raisons que ça se passe bien - .

après çà ,il peut vous arriver n'importe quoi ,et c'est éfficace

JACKY

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Jacques (4474) ()
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Membre depuis le : 08/07/2003 - 00:37
Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

Salut à toi, Ô grand sage !

Ne serais tu pas tout de même un peu pessimiste ? Si ce bateau t'a coûté, entre autre, beaucoup d'huile de coude (quand on sait quel est le prix au litre), tu peux quand même en tirer quelque fierté ! En avoir fait ce qu'il est, c’est quand même un beau résultat.

Je ne suis pas entièrement d'accord avec toi, surtout lorsque tu parles du Tjalk : "Vous aurez toujours du mal à vous tenir debout d'un bout à l'autre d'un superbe tjalk hollandais et sa coque tout en courbe ne facilitera pas l'installation de meubles et divers".
Celui que je suis en train d'acheter a une hauteur sous plafond de 1,95/1,85m sur toute la partie habitable entre le peak avant et la salle des machines. Quant à la forme toute en courbes, une fois l'isolation posée, cela ne se ressent plus et me permet d'y caser tous les meubles que j'ai dans mon appartement. Même le décrochement généré par le passe-avant a son charme et peut permettre également d'y créer des coffres bien pratiques. Pas aussi facile à aménager qu'une Freycinet, peut-être, mais on a toujours la sensation d'être sur un bateau.

Néanmoins, force est de constater que tu as une certaine "expérience" en matière de vie à bord et cela me fait penser à une émission TV où était invité un type à qui étaient destinés tous les malheurs de la terre comme s'il les attirait à la façon d'un aimant. Bienfait qui profitait à tout son entourage, bien évidemment ! Dommage que tu sois sur la Vilaine ! ;o))))))

Amicalement,
Jacques

Jacques

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Denis (4448) ()
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Membre depuis le : 22/08/2003 - 00:37
Re: VIVRE SUR L'EAU...à lire et à relire avant de se lance...

Je ne suis ni sage ni pessimiste, je n'ai fait que consigner mes observations au fur et à mesure de mes travaux et les ai envoyé à Jean Marc pensant que cela pouvait donner à réfléchir à de nombreux candidat à la vie sur l'eau. Avis apparement partagé vu qu'il m'a proposé de le mettre en Story boat.
Si j'étais pessimiste je crois que je ne serais pas parti sur la restauration de Nolwenn vu l'état initial et sachant travailler de mes mains dans de nombreux domaines et ce nest pas mon bateau qui me pose des problèmes.

Ce n'est pas elle qui m'a donné le plus à réfléchir sur la vie sur l'eau, mais plus le fait d'avoir cotoyé pendant ces deux à trois ans de travaux les trois bateaux habitables voisins et leurs propriétaires et de voir un peu partout au cours de mes déplacements de nombreux bateaux qui comme je le dis "ne décorent pas la rivière".
j'ai essayer de mettre un peu d'humour et ai effectivement exagéré quelque peu (pas beaucoup finalement quand on lit ce forum) certains problèmes pour essayé de rendre ce texte moins formel, mais je ne crois pas que ceux qui ont mené à bien leur projet me contrediront beaucoup. Et n'hésite pas à m'en reparler dans quelques mois quand tu auras abordés tous ces problèmes "de visu".

Il serait d'ailleurs intéressant que d'autres anciens ou même surtout nouveau venu à la vie sur l'eau consignent leurs histoires et leur observations depuis l'idée initiale jusqu'à la réalisation.

A bientot et "décorez la rivière".
Denis

Denis

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