La france d'ouest en est n°2

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Jean-Pierre (72...
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Membre depuis le : 29/10/2003 - 23:13
La france d'ouest en est n°2

Bon, comme le public ce fait insistant, il faut que je me remette à l’ouvrage.
Première constatation : le métier d’écrivain, c’est un métier, et je ne dois pas avoir la vocation. J’ai galéré toute une après-midi pour vous sortir une première page. C’est que pour ne pas raconter trop de c…, il faut contrôler ses sources, comme ils disent. Et mes sources, elles sont très éparses, le journal de bord, la Navicarte sur laquelle j’essaie de déchiffrer les hiéroglyphes notés à la hâte au sortir d’une écluse, les petits bouts de papiers, ma mémoire chancelante et mon épouse pour me remémorer.
Nous sommes donc ce samedi soir de février, à couple d’une péniche à Rouen.
J’ai doublé les amarres, car bien que nous soyons à 120 Km de la mer, le courant de flot est encore très important au moment de la renverse. La pluie s’est mise de la partie, et elle sera encore présente le lendemain matin.
Nous pouvons prendre notre temps avant de repartir, car ce dimanche, le courant de jusant (marée descendante) ne se calme qu’en fin de matinée. Inutile d’aller contre les éléments.
Nous sommes au centre ville, donc baguettes et croissants sont façiles à trouver.
Puisqu’on a le temps, je vous touche un mot de l’équipage. A part moi, il est exclusivement féminin : mon épouse, amoureuse de la navigation comme moi et qui m’accompagne chaque fois que les circonstances le permettent, et ma mère, 78 ans, qui si on l’écoutait dans son inconscience, serait prête à habiter seule le bateau. C’est d’ailleurs ainsi, qu’un jour, à Namur, elle est restée bloquée un bon moment entre terre et eau avec un pied sur le ponton et l’autre sur le bateau qui s’était éloigné un tantinet au moment de la descente.
Notre destination du jour, est Poses, juste en amont de la première écluse en Seine. Comme je dois encore travailler une semaine au Havre, nous avons choisi cet endroit pour y laisser le bateau avant de continuer la remontée le w-e suivant. C’est un charmant petit village, très calme. Un centre de loisirs nautiques y attire les résidents de Rouen les jours de congés, mais la semaine, il s’assoupit.
A 9h50, nous quittons notre accostage. Le courant est encore contraire, et les premiers kilomètres s’avalent péniblement. Je ne conserve pas de souvenirs impérissables de ce trajet, R.A.S.
Nous sommes à l’écluse d’Amfreville à 15h35 : cinq heures trente pour faire 40 Km, la moyenne est moins glorieuse que la veille, mais la marée nous était moins favorable. Nous sortons de l’écluse à 15h50, et tout de suite, le paysage fluvial change. Le barrage associé à l’écluse crée une importante retenue d’eau, la Seine se divise en plusieurs bras, et nous prenons notre temps avant de gagner un amarrage, pour profiter de notre navigation entre les îlots boisés.
Je repère un endroit pour l’accostage, juste en amont du barrage. Méfiance, Claude le marinier du Havre m’a prévenu, le courant est fort à cet endroit.
Nous sommes maintenant à quai, sous le regard de quelques promeneurs du dimanche, car le soleil a refait surface dans l’après-midi.
Il nous arrive souvent de lier connaissance avec des gens que nous sentons curieux d’en savoir plus sur ces gens qui se déplacent avec leur maison sur l’eau. Içi, c’est un couple de promeneurs, bien habillés, comme s’ils revenaient d’une noce. Un mot entraînant l’autre, nous les invitons à bord, et papotons de choses et d’autres autour d’une tasse de café, ou peut-être de rien du tout, je ne me souviens plus. Ce dont je me souviens, c’est qu’en nous quittant, ces deux charmantes personnes nous laissent quelques revues que la dame à sorties de son sac. C’est après leur départ que nous nous sommes aperçus qu’ils étaient témoins de Jéovah.
Maintenant, parlons logistique. Un grand problème à gérer lorsque l’on voyage en bateau de façon intermittente, c’est le transport (des personnes).
Les données du problème : nous habitons une maison en Belgique, avec encore au moins une de nos filles à l’école et sous notre toit, je travaille au Havre, et loge la semaine sur le bateau. Je suis muté, je ne sais pas encore où, soit en Belg., soit en région parisienne. Il faut remonter le bateau quelque part entre ces deux destinations, et cela tout en continuant de travailler et en période scolaire. Je remonterai le bateau le w-e, mais pour de si longs trajets, surtout en rivière ils faut être deux. Donc pour la première étape, le vendredi soir avant le départ, je rejoint mon épouse, venue de Belg., à Poses, où nous laissons une des deux voitures. Nous redescendons au Havre, où, le lendemain nous laissons l’autre voiture. Le dimanche soir, rebelote, nous descendons au Havre avec la première voiture pour récupérer l’autre, et chacun repart de son côté pour la semaine. Ah, je rêve à ce petit luxemotor qui accueille une Smart dans sa cale avant !
Pour la prochaine étape, mon épouse redescendra de Belg. en laissant la voiture à Pont-Ste-Maxence notre prochaine destination, et en continuant au train jusque Poses, où un collègue, qui habite Rouen, me déposera le mercredi soir. Oui, j’ai pris deux jours de congés pour continuer la remonte. Mais cela, c’est une autre histoire, dans le prochain épisode sans doute, où nous rendrons visite à Laurent, ... sans se voir.

Jean-Pierre

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Laurent Cruel ()
Portrait de Laurent Cruel ()
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Dernière visite : Il y a 1 semaine 4 jours
Membre depuis le : 26/05/2008 - 17:10
Re: La france d'ouest en est n°2

Zut alors, pour une fois que j'aurais pu avoir de la visite. Plus tard, ça s'est arrangé, geneviève et stephane sont arrivés, georges est passé, que du beau monde.

Laurent Cruel
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